Bilan du traitement Roaccutane : la fin de l’acné

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Bilan roaccutane : la fin du traitement

Je vous encourage à prendre un petit thé pour lire cet article : il y en a pour un moment !

Il y a quelques mois je vous ai annoncé que j’avais finalement cédé aux sirènes dermato pour commencer le traitement roaccutane et mettre enfin un terme à mon acné chronique. Je ne l’ai pas fait contre ma volonté, c’était un choix murement réfléchi après avoir rejeté la proposition pendant plusieurs années. C’était le traitement de la dernière chance.

8 mois après, j’ai enfin terminé et je tenais à vous faire un bilan de la seconde partie du traitement.

Lorsque je vous avais parlé de ma démarche au bout de trois mois, j’avais remarqué que les choses n’étaient pas si horribles que ce que j’avais pu lire ou voir par ailleurs. Il faut savoir que le traitement est réputé très lourd et très agressif. Surtout au niveau des effets secondaires. Comme je vous le disais, je n’avais pour ma part pas beaucoup d’effets secondaire, mises à part mes lèvres déjà plutôt sèches. Je m’estimais à l’époque très chanceuse ! C’étaient les seuls effets que je remarquais après avoir commencé le traitement, en plus de la chose principale à retenir : l’acné avait disparu. Et ça, c’était déjà une victoire en soi !

Je doute qu’écrire tout ceci m’ait porté malchance. Pourtant, c’est à partir du 4ème mois que les effets secondaires plus sérieux ont commencé à se développer.

Avant de parler de ces effets que j’ai pu remarquer et que je veux partager avec vous, je tiens à observer une chose. Mon traitement s’est un peu déroulé en dents de scies : certains mois étaient plus corrects que d’autres. Ce n’était pas toujours de pire en pire. Et si je dois donner une explication à cela, j’ai pu observer que mon corps réagissait différemment en fonction de la marque du médicament que j’absorbais. Les pharmacies dans lesquelles je me suis fournie ne m’ont pas toujours donné les mêmes boîtes. En fait, j’ai testé deux marques et donc deux laboratoires différents, de manière aléatoire. Pierre Fabre dans un premier temps (curacné), avec qui tout s’est bien passé, et Bailleul dans un deuxième temps (contracné). Les mois où j’utilisais Contracné ont été particulièrement difficiles ! Je ne peux pas dire à mon niveau que c’est lié, mais il s’agit d’une observation importante que je tiens à vous partager.

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Les effets secondaires

Dès le début du traitement j’ai remarqué que mes lèvres s’étaient asséchées. Surtout qu’elles ne sont pas d’un naturel très clément donc ça s’est vraiment empiré. Avec beaucoup de baume à lèvre cependant, tout a pu rester sous contrôle : pas de gerçures ni de saignements à revendiquer de mon côté ! Mon sauveur de ces 8 mois a été le baume de La Roche Posay, en version tube liquide et non en stick surtout ! Pour moi c’était inconcevable d’utiliser des baumes en stick au vu du peu d’efficacité qui en découle. En plus, il est très facilement trouvable en pharmacie.

Le manque d’hydratation

Concernant le reste de mon corps et de ses réactions : dans un premier temps j’ai surtout pu observer de la sècheresse sur mes bras. Des petites plaques un peu rouges mais qui ne grattaient pas. Il suffisait que je sois un peu rigoureuse dans l’hydratation de ma peau et ça s’estompait rapidement. J’ai utilisé principalement la crème hydratante pour le corps de Esthederm suite aux recommandations d’une vendeuse à la pharmacie : c’est une marque qui travaille beaucoup sur les apports en eau de la peau, et c‘était exactement ce qu’il me fallait. En tout cas, le lait, bien que plutôt cher (38€), a duré près de 5 mois. Ce serait vous mentir de dire que je l’applique quotidiennement, mais je l’utilise quand même très souvent.

Les yeux, le soleil, les réactions…

La seule autre partie de mon corps qui a été touchée sont mes yeux. J’ai pris l’habitude dès le début de mettre des gouttes très régulièrement pour ne pas avoir trop d’irritations mais j’ai quand même pu observer la naissance de petites boursouflures à la ligne des cils. J’avais peur que ce soit une conjonctivite au début mais ma dermato m’a préconisé l’utilisation de compresses d’eau chaude à frotter légèrement. Au bout de 24h tout avait disparu. Ma peau réagit aussi excessivement au soleil et rougit vraiment très très vite. Evidement je ne m’expose pas, jamais. Mais bon je suis tout de même soumise au rayons du soleil pendant la journée quand je me déplace, je ne vis pas dans une cave ! Sur ce point particulièrement je tiens à insister : une protection est indispensable et de rigueur, et ce, plusieurs mois après le traitement. Ma dermato a eu raison de me dire que les effets resteraient encore dans mon corps plusieurs mois. Pour autant, ces légers inconvénients n’ont pas été particulièrement difficile à vivre ces derniers mois et je m’estime vraiment chanceuse de ne pas avoir eu d’autres soucis extérieurs !

Les pires moments…

Pourtant, et c’est à ce moment là que les choses ont été plus compliquées, j’ai commencé à ressentir de grosses douleurs, principalement localisées dans le dos. Ce n’était donc pas une réaction extérieure de mon corps, mais c’est ce qui a été le plus douloureux. A partir du 4ème mois je n’ai pas pu continuer le sport. Et après 4 mois d’arrêt, avec l’association du traitement et de la pilule, je peux dire que j’ai pris bien 5 kilos. Psychologiquement, c’est le moins facile à vivre. Dans le même sens, et même si je m’en suis moins rendue compte, mon taux de cholesterol a augmenté de manière continue avant de diminuer les deux derniers mois, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Ce passage d’avril et mai a donc été particulièrement délicat a aborder, surtout en période d’examens et de rendu de mémoires. Le contexte ne pouvait pas plus mal tomber ! Ce passage, lié à l’incertitude de la recherche d’emploi et le stress qui en découlait a été le plus difficile à vivre.

Si ça va mieux depuis, les douleurs persistent quotidiennement, principalement localisées au bas de mon dos. Je suis allée voir des ostéopathes 3 fois pendant le traitement, pour dénouer les tensions. Ca a été libérateur pour quelques temps à chaque fois. Malheureusement les effets ne sont pas permanents et les douleurs persistent. Dès que je m’étire ou que je me penche, tout mon corps craque. J’ai perdu l’essentiel de ma souplesse durement acquise grâce au yoga 😉 . Et le sport est de toute façon exclu pour l’instant, même si je veux reprendre en douceur avec des étirements et des assouplissements quand je m’en sentirai capable. J’ai décidé aussi de retourner nager, chose que je n’ai pas faite depuis bien longtemps mais qui sera surement très efficace car je ne serai pas soumise au poids de mon corps. A suivre donc ! 

 

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Quoi d’autre ?

Autre effet notable et particulièrement inattendu : je ne supporte plus l’alcool. En fait boire plus d’un verre de vin me rend malade. Mon ventre n’en veut pas ! Je ne me suis pas forcée bien sûr, mais venant de quelqu’un qui a bossé plus d’un an dans le milieu viticole, j’ai trouvé ça particulièrement frustrant. En fait il semblerait que mon foie ait trop de mal à assimiler le traitement. Donc il ne lui en faut pas beaucoup pour péter un cable. Ca fait peur quand même. 

Le dernier effet, qui s’est déclaré uniquement les deux derniers mois pendant l’été, c’est l’augmentation effrayante de ma transpiration. Je transpirais comme tout le monde, mais désormais c’est dix fois plus ! J’en suis choquée. La sueur perle sur mon front et mon visage d’une façon assez peu glamour et ce n’est vraiment pas évidant à gérer au quotidien. J’espère que c’est un effet secondaire qui va vite s’estomper parce que ce n’est pas confortable du tout !

En fait pour résumer j’ai un peu l’impression d’avoir eu un aperçu de la grossesse pendant ces 8 derniers mois : pas d’alcool, pris de poids et de cholesterol, grosses douleurs… tout ça pour accoucher d’un nouveau moi. C’est, j’imagine, ce que je souhaitais faire transparaître avec ces photos prises au derniers moments du traitement. Je suis plus sereine et plus à l’aise avec mon image. 

Est-ce que ça en valait la peine ? Encore de l’acné ? 

Je dirais globalement oui, ça en valait la peine. J’ai eu de la chance quand même et je ne regrette pas d’avoir fait le traitement. Pour l’instant, je suis tranquille, je n’ai plus d’acné. Ma peau n’a jamais été aussi jolie, je prends plaisir à me maquiller le matin… Je ne sais pas encore quel effet le traitement aura à moyen et long terme donc je reste dans l’expectative. Pourtant, malgré l’inconfort de ces derniers mois, je suis ravie de l’effet final sur ma peau et je recommencerais la démarche sans hésiter.

Je vais de toute façon continuer à bien me protéger du soleil, et à prendre soin de ma peau comme j’ai appris à la faire ces dernières années. Je vais faire une petite commande OhMyCream prochainement que je vous présenterai pour vous montrer ce que je vais utiliser désormais comme produits (si ma peau est d’accord 😉 ). J’espère que tout ce que j’ai pu apprendre sur le soin, en lisant le blog de Caroline Hirons entre autre me permettra de bien comprendre ce qu’il se passe sur mon visage et de trouver les bons produits pour réagir. En attendant cette prochaine étape, je vous remercie de m’avoir lu aujourd’hui jusqu’au bout, l’article étant particulièrement long !

Je suis évidemment à votre disposition si vous avez des questions sur le traitement, sur l’acné, sur n’importe quoi ;), en n’oubliant pas bien sûr que toutes les peaux, tous les corps sont différents et réagissent différemment.

A très bientôt,

Juliette 

pink sky

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