Tenir un journal : pourquoi faire ?

Tenir un journal : pourquoi faire ?

Comme beaucoup j’imagine, je commencé à tenir un journal intime quand j’étais petite. A partir du collège je dirais, j’écrivais compulsivement chaque jour le moindre de mes fais et gestes. Puis avec l’âge, j’ai commencé à raconter mes pensées et mes émotions. C’était mon recueil de vie, celui qui hébergeait mes petits tracas et mes grandes idées. J’y ai beaucoup repensé ces derniers mois.

Je ne sais pas vraiment à partir de quelle période j’ai arrêté d’écrire. Ca s’est fait petit à petit, j’ai arrêté de prendre ce temps. Mon rituel a sûrement évolué. Petit à petit, je n’écrivais qu’à des moments phares, lors des grandes transitions. Après mes 20 ans, j’habitais avec mon copain de l’époque et lui exprimer mes pensées suffisait à avoir les idées claires. Je n’avais plus besoin d’écrire, ou en tout cas je n’en ressentais pas l’envie. Pourtant, c’est à ce moment là, vers la fin de mes études, que j’ai commencé le bullet journal. Les articles ont disparu du blog pour une raison que j’ignore car je n’avais pas renouvelé mon hébergement. Pourtant pendant presque 2 ans, j’ai rempli religieusement un bullet journal. C’était assez exigeant comme activité, et j’adorais y passer du temps chaque jour et chaque semaine. Pour autant, on est loin de la sensation d’exploration intérieure qui se présente en écrivant un journal. Tenir un journal, qu’il soit intime ou de bord, c’est ouvrir son âme et explorer son conscient et son inconscient. C’est un véritable travail d’auto-thérapie.

Le sentiment de manque ou de besoin s’est imposé petit à petit pendant le confinement. J’avais quand même l’impression d’être témoin de l’histoire et de n’avoir nulle part pour le raconter. J’avais peur d’oublier tous les ressentis multiples et divers de cette période, que je vis comme une véritable transition. En plus de ça, j’ai vécu une transition personnelle ces dernières années, qui s’est sûrement exprimée à travers les articles publiés sporadiquement par ici. Alors j’ai regretté. J’ai regretté d’avoir perdu mon habitude de l’adolescence car à chaque fois que je m’installais avec un cahier et un stylo, je ne savais pas quoi dire. Je ne savais plus par quoi commencer.

Retrouver le plaisir de l’écriture

Bien sûr, au cours de la thérapie, j’ai écris plusieurs notes (sur mon téléphone) après les séances. Je voulais garder des traces de mes réflexions, pouvoir m’y replonger et voir l’évolution. Mais c’est très limité et ces quelques mots ne remplaceront jamais des mois de recherche intérieure. Je m’en suis voulu un peu, d’avoir perdu toute cette histoire. Et puis il n’est jamais trop tard. Alors cette semaine, j’ai acheté un cahier, tout simple, tout sobre. J’ai pris mon plus beau stylo le premier stylo qui me passait sous la main. Et j’ai écris. J’ai beaucoup écris. Je veux retrouver le rythme et l’envie de raconter à quelqu’un qui n’est pas physique.

Je pense qu’une des choses les plus incroyables de ce « process » interne de tenir un journal, c’est de pouvoir se libérer du regard et du jugement de l’autre. Même s’il ne l’exprime pas. Le fait de ne pas attendre de réaction, de ne pas savoir ce que l’autre pense, de ne pas déformer les propos qui nous viennent spontanément est très vertueux. J’écoutais aussi la vidéo de Garance Doré sur sa propre activité de journaling, et même si je dois me refamiliariser avec l’idée d’écrire, je comprends parfaitement ce qu’elle exprime. Je peux être qui je veux et écrire à qui je veux sur ce carnet. Potentiellement, personne ne va me lire. Donc toutes mes idées, mes frustrations, mon énergie négative et positive, je peux les mettre noir sur blanc.

Pour m’aider à retrouver de la fluidité et aussi trouver plein de sujets sur lesquels écrire, j’utilise deux choses. J’ai commencé par le programme de 5 jours proposés par Chloé sur son blog slowself. J’utilise aussi les exercices proposés par Pauline Laigneau dans sa newsletter Le Gratin du premier janvier 2020. C’est l’occasion de faire le bilan, de penser à cette fin de confinement d’une manière un peu créative et de me poser la question de ce que je veux faire de cette période si particulière.

Je vous tiens bien sûr rapidement au courant : j’ai plein d’idées pour changer le monde !

A très vite 🙂

Juliette

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